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Face à l’Afrique : quand Oligui Nguema choisit de parler à l’Afrique d’abord

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Face à l'Afrique : quand Oligui Nguema choisit de parler à l'Afrique d'abord
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Le 23 juillet 2026, en visite d’État à Paris, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema aurait pu accorder son grand entretien à un média français. Il a préféré s’installer devant les caméras de Face à l’Afrique, l’émission phare d’Africa24, face aux journalistes Régine Gwladys Lebouda, Éric Golf Kouachou et Dalinie Mvemba.

Le détail compte. Trop souvent, les chefs d’État africains sont conviés sur des plateaux occidentaux pour venir « s’expliquer ». Ici, c’est l’inverse : un président qui choisit de s’adresser d’abord aux opinions publiques africaines, sur un média africain, avec des journalistes africains.

Ce qu’il faut retenir de l’entretien

Une vision pour le Gabon. Le chef de l’État est longuement revenu sur son projet de transformation du pays. Un rappel simple : la diplomatie n’a d’intérêt que si elle sert d’abord le développement national.

Un plaidoyer pour l’unité africaine à l’ONU. Oligui Nguema a appelé les dirigeants du continent à se rassembler derrière la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Il estime que l’Afrique doit peser dans la gouvernance mondiale à la hauteur de son poids démographique et stratégique, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui selon lui. Il a salué le geste du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui a reçu son prédécesseur pour l’occasion, y voyant « un geste de grandeur qui honore l’Afrique ».

Une main tendue vers le Sahel. En évoquant les relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel, le président gabonais a rappelé que la solidarité continentale doit primer sur les divergences de trajectoires politiques.

Un appel à l’unité. Le message central tient en une phrase : mettre fin aux mésententes entre Africains et se serrer les coudes pour faire progresser l’Afrique. Ce discours prolonge ses prises de position récentes, notamment sur France 24, où il défendait l’idée que le temps de la tutelle intellectuelle occidentale est terminé et que les Africains doivent gérer leurs propres affaires.

Le sens d’un choix éditorial

Choisir Africa24 plutôt qu’un grand média occidental pour un entretien de cette importance dit quelque chose de simple : le premier auditoire d’un chef d’État africain, ce sont les Africains eux-mêmes. Le panafricanisme, ici, n’est pas un mot qu’on prononce en fin de discours. C’est un choix de studio, de journalistes, de public.

Un motif d’espoir pour le Gabon

Ce qui se dégage de cet entretien, c’est un Gabon qui essaie de tenir deux fils à la fois : le développement national comme priorité, la solidarité africaine comme horizon. Les deux ne s’opposent pas. Un Gabon stable et souverain a plus de poids dans le concert des nations africaines, et peut contribuer, à sa mesure, à une Afrique qui parle d’une seule voix plutôt que dispersée.

Bâtir le pays d’un côté, porter la voix du continent de l’autre : c’est ce double mouvement qui nourrit aujourd’hui l’espoir de nombreux Gabonais et Africains, celui d’une nation qui se redresse et d’un continent qui, doucement, apprend à ne plus attendre l’autorisation de personne.


Article rédigé à partir de l’entretien accordé par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema à l’émission Face à l’Afrique (Africa24), diffusé le 23 juillet 2026.

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