Dans le paysage politique et social gabonais, deux types de personnalités se distinguent nettement : ceux qui parlent et ceux qui agissent. Les premiers sont souvent visibles sur les réseaux sociaux, les plateaux de télévision et les tribunes publiques. Ils ont la parole facile et ne manquent jamais une occasion de s’exprimer. Les seconds, en revanche, sont discrets, invisibles aux yeux du grand public, mais leur impact est profond et durable. « Les mots sont comme des feuilles, les actions comme des fruits ; une multitude de feuilles n’indique pas nécessairement une multitude de fruits » nous rappelle John Ray. Cette dualité est un reflet de la société gabonaise, où l’action silencieuse et le travail acharné sont souvent plus précieux que les discours enflammés.
Les Parleurs : Une Présence Bruyante, une Absence d’Action
Les Gabonais qui parlent beaucoup sont souvent perçus comme des leaders naturels. Ils captivent l’attention avec leurs discours éloquents et leurs analyses pointues. Cependant, derrière cette façade se cache souvent un manque d’action concrète. Ils sont maîtres dans l’art de la rhétorique, mais leurs promesses restent souvent lettre morte. « Les mots sont des fenêtres ou ils sont des murs » nous dit Gladys MacAir. Pour eux, l’important est de briller sous les projecteurs, de se faire remarquer et d’acquérir une certaine notoriété. Mais, comme le dit l’adage, « les actions parlent plus fort que les mots ». Et, malheureusement, leurs actions sont souvent décevantes.
Ces individus sont souvent attirés par les postes de pouvoir et d’influence, non pas pour servir le pays, mais pour satisfaire leur ego et leurs ambitions personnelles. Ils utilisent les plateformes médiatiques pour se promouvoir, pour critiquer les autres, mais rarement pour proposer des solutions concrètes et viables. « Il est plus facile de critiquer que de construire » rappelle un proverbe gabonais. Ils préfèrent se livrer à des joutes verbales plutôt que de se retrousser les manches et de travailler pour le bien commun.
Les Silencieux : Les Constructeurs de l’Ombre
À l’opposé, il y a ceux qui ne parlent pas, ceux qui sont invisibles aux yeux du grand public. Ils sont les véritables artisans du développement du Gabon. Ces hommes et femmes travaillent dans l’ombre, avec dévouement et professionnalisme. Ils sont les ingénieurs, les médecins, les enseignants, les agriculteurs, les artisans, les entrepreneurs, qui, jour après jour, contribuent à la croissance et au bien-être de la nation. « Le véritable héros est celui qui conquiert ses propres démons » nous dit Friedrich Nietzsche.
Ces Gabonais silencieux sont souvent méconnus, mais leur impact est immense. Ils ne cherchent pas la reconnaissance publique, ils ne courent pas après les caméras ou les micros. Ils se contentent de faire leur travail avec diligence et humilité. Ils sont les piliers invisibles sur lesquels repose la société gabonaise. « Celui qui se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur » nous dit l’Apôtre Paul dans la première épître aux Corinthiens (1 Corinthiens 1:31). Ils trouvent leur satisfaction dans l’accomplissement de leurs tâches et dans la contribution qu’ils apportent à la société.
La Nécessité d’un Équilibre
Le nouveau président de la République élu devra prendre en compte cette dualité pour former son gouvernement et son administration. Il est essentiel de reconnaître la valeur des Gabonais silencieux et de leur offrir les opportunités qu’ils méritent. Ils sont nombreux, dévoués et prêts à travailler pour le bien commun. « Le talent est distribué de manière égale, mais le travail acharné est ce qui fait la différence » nous dit Tim Notke. Il est temps de valoriser ces hommes et femmes qui, chaque jour, construisent le Gabon avec leurs mains et leur sueur.
Cependant, il est également important de ne pas négliger les qualités des parleurs. Leur capacité à communiquer et à mobiliser les masses peut être un atout précieux pour le développement du pays. Il s’agit de trouver un équilibre entre les deux, de manière à ce que les discours soient suivis d’actions concrètes et que les actions soient soutenues par une communication efficace. « La parole est d’argent, mais le silence est d’or » nous rappelle un proverbe populaire. Il est temps de combiner les deux pour le bien de la nation.
Conclusion
En conclusion, le Gabon a besoin de ses parleurs pour inspirer et mobiliser, mais il a encore plus besoin de ses silencieux pour construire et réaliser. Le nouveau président devra donc veiller à intégrer dans son gouvernement et son administration des hommes et des femmes d’action, des pragmatiques qui ne se contentent pas de parler, mais qui travaillent avec dévouement et professionnalisme. « La parole est un remède, mais le silence est une panacée » nous dit un proverbe africain. Il est temps de trouver cet équilibre pour que le Gabon puisse avancer sur la voie du développement et du progrès.
Ainsi, le Gabon de demain sera celui où les discours enflammés seront suivis d’actions concrètes, où les parleurs et les silencieux travailleront main dans la main pour le bien de la nation. « Le vrai héros est celui qui conquiert ses propres démons » nous dit Friedrich Nietzsche. C’est ce genre de héros que le Gabon a besoin, des hommes et des femmes qui, silencieusement, construisent l’avenir du pays avec dévouement et professionnalisme. « Celui qui se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur » nous dit l’Apôtre Paul (1 Corinthiens 1:31). Que ce soit la devise de ceux qui, par leur travail acharné et leur dévouement, contribuent à la construction d’un Gabon meilleur.



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